La dégringolade du métal rouge fait tanguer la filière

La filière cuivre rencontre un sérieux problème depuis que les cours ont chuté, notamment au mois de novembre où la tonne a repassé en dessous des 5000 dollars. Rappelons que ce déclin est étroitement lié au ralentissement de la demande chinoise. En conséquence, le cuivre a perdu la moitié de sa valeur depuis l’année 2011.

Le jeudi 12 novembre, le cuivre a enregistré son cours le plus bas depuis mai 2009 au London Metal Exchange. Une rechute consécutive engendrée par l’annonce pékinoise de statistiques décevantes d’investissement indique plusieurs analystes du marché ; incluant la construction et la forte consommatrice du métal rouge. Il est à noter que la Chine consomme à elle seule, 45% du cuivre mondial. Cette baisse traduit ainsi la conversion de l’économie chinoise actuelle vers une économie plus soutenue par les services et la consommation.

Les principales victimes de cette chute

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En se référant à son cours au début de l’année, le cuivre a baissé de 20%. Il est donc bien loin des 10.000 dollars la tonne. En conséquence, les géants miniers comme les transformateurs en France se voient en difficulté. Parmi les premiers concernés se trouve le chilien Codelco qui fut sauvé par son gouvernement fin octobre. En fait, il a dû accepter le principe d’une recapitalisation record. De son côté, le géant suisse Glencore a annoncé l’arrêt de mines en Afrique, s’en suit le ralentissement de la production en Argentine, puis, la mise en vente d’actifs miniers en Australie et au Chili. En outre, Glencore continue à tanguer à chaque fois que le cours du cuivre trébuche. Cette dégringolade a également eu des répercussions en France, à ne citer que la fermeture de KME à Givet en Ardennes.

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