Un rebond du cours reste envisageable

Plombé par le ralentissement de la croissance chinoise, le cours du cuivre s’est trouvé dans le rouge vers la fin du mois d’août. En d’autres termes, la Chine étant le premier consommateur mondial n’a pas pu soutenir le prix du métal rouge. Il a reculé de 18% depuis le début de l’année 2015 au point de fluctuer à son niveau de 2009. Pourtant, de nombreux analystes laissent entendre que les prix sont relativement bas. Pour USB, la faiblesse du prix du cuivre serait à l’origine d’une demande chinoise lente, une offre solide et la force du dollar alors que les échanges financiers ont exacerbé le mouvement. De son côté, Capital Economics estime que : « la récente chute des cours a plus à voir avec les craintes des investisseurs sur la demande chinoise qu’avec la réalité de son utilisation du cuivre. »

Le cuivre se ressaisit peu à peu

Il s’avère que le métal rouge vient d’interrompre une série de huit chutes hebdomadaires d’affilé, avec une légère hausse de 3% la semaine dernière. D’ailleurs, il a même connu son plus fort rebond journalier jeudi dernier, depuis mai 2013. Un rebond qui était étroitement lié à la publication de la croissance américaine au cours du deuxième trimestre ainsi que les commentaires rassurants de la Fed.

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Un rebond qui pourrait éventuellement se poursuivre selon quatre grands facteurs selon Barclays. Il s’agit du « soutien fort de l’importation, l’effet immédiat de la relance chinoise, le risque potentiel des conflits avec la main d’œuvre du côté de l’offre et la demande soutenue des marchés développés. » Afin de soutenir sa cause, Barclays ajoute que « beaucoup dépendra de la Chine ».

Les répercussions des prix faibles

Pour sa part, USB se montre optimiste vis-à-vis de la capacité du gouvernement chinois à soutenir la croissance. Pour ce qui est de l’offre, Capital Economics indique que la faiblesse des prix impacte les producteurs : « des groupes miniers exploitent déjà à perte, et même s’ils peuvent maintenir leur activité pour quelque temps, les perspectives d’offre à moyen terme se détériorent ».

Toutefois, le niveau des prix ne pourrait pas non plus s’envoler à moyen terme. « Avec le ralentissement de la demande mondiale et le mini-boom minier pas encore terminé, le cuivre restera en excédent d’offre en 2015 et 2016 » avance BNP Paribas. Un avis qu’il partage avec Deutsche Bank qui prévoit « un surplus d’offre pour les trois prochaines années. » Ainsi, le prix du cuivre entretient l’espoir d’un rebond.

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